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26-04-2017
 
 
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Troubles du comportement en sommeil paradoxal ou comportement onirique
En anglais : RBD = REM sleep behavior dosorder

      Il s'agit d'une pathologie relativement rare et assez particulière. On peut la confondre avec le somnambulisme puisque dans les 2 cas il s'agit de mouvements lorsque l'on dort. Mais dans les troubles du comportement en sommeil paradoxal les mouvements ont lieux lors du sommeil paradoxal et correspondent aux rêves de la personne. On dit que la personne vit ses rêves. Ils se présentent cliniquement comme des mouvements et des paroles élaborés, violents, nocturnes, pouvant entrainer des blessures du sujet ou de son voisin de lit. Une personne peut par exemple se mettre a rire ou a pleurer, a applaudir, a mimer la marche ou la lecture d'un livre... Cependant il peut arriver des problèmes si la personne vit un rêve un peu mouvementé : la personne peut se mettre a faire des coups de pieds a son partenaire de lit en voulant se défendre d'un monstre. Il arrive fréquemment que ces personnes viennent consulter un spécialiste du sommeil à la suite de coups reçus par leur partenaire de lit. Et on ne peut qu'imaginer les conséquences d'un rêve érotique...

    La grande différence pour différencier un trouble du comportement en sommeil paradoxal d'un épisode de somnanbulisme est que dans le premier cas les patients ont les yeux fermés et prennent les objets de manière inappropriées pendant leur épisode. Alors que le somnanbule a ses yeux ouverts et peut manipuler correctement les objets allant parfois jusqu'à utiliser des séquences complexes (dans de rares graves cas des patients somnanbules se sont promenés en voiture pendant leur épisode!)

    Découverte en 1953 par Aserinsky et Kleitman.

Le modèle d'étude de ce trouble ce fait par lésion bilatérale de la région du pons adjacente au locus coeruleus ce qui ne permet plus a l'animal d'avoir une atonie en sommeil paradoxal. 

 Il y a une plus grande incidence de cette maladie dans la narcolepsie. Elle peut également être le premier symptome de la maladie de parkinson (15 à 33 % des patients) ou d'une autre maladie extrapyramidale. Ils sont présents chez 90% des patients souffrant d'atrophie multisystématisée et 84 % des patients souffrant de démence à corps de Lewy. A l'inverse ils sont plus rares dans les taupathies, en particulier dans la paralysie supranucléaire progressive et la maladie d'alzheimer.

Un élement intéressant de ces RBD est que chez les patients parkinsoniens ayant des problèmes de tremblement et de rigidité la journée, pendant leur épisode de comportement onirique leur mouvement paraissent plus fuide que la journée (mais toujours un peu saccadé). Il y a donc une amélioration des mouvements la nuit ou au moins pendant le sommeil paradoxal. Une hypothèse serait un court circuit des ganglions de la bases lésés dans la maladie de parkinson donc améliorant le mouvement. 

 

 

Dernière mise à jour : ( 14-04-2009 )
 
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