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Hypersomnie idiopathique, hypersomnies centrales primaires et secondaires; somnolence, fatigue et sommeil  
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24-09-2017
 
 
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    La privation de sommeil est quelque chose que tout le monde a déjà vécu; par exemple pour les fêtes de fin d'année, mais notre dette de sommeil est ensuite rapidement récupérée par un sommeil légèrement augmenté (ou approfondi) les jours suivants.

    La privation ponctuelle de sommeil partielle ou totale est plus ou moins bien supportée par la personne qui la subit mais les effets vont surtout dépendre de son activité le lendemain. En effet si la journée est active avec des activités manuelles continuent, alors la privation ne se ressentira pas trop puisque le corps en activité empêchera le sommeil. Les effets ressentis seront alors un peu mal à la tête, un peu de fatigue, un peu d'irritabilité... Mais si la personne a une activité calme ou intellectuelle alors les effets seront beaucoup plus gênants puisqu'un grand risque d'endormissement sera présent. Récemment  au cinéma dans le film "bienvenu chez les Robinson" ( Stephen J. Anderson) on parle pas mal du sommeil et de sa privation. En effet on évoque une chercheuse qui n'a pas dormi depuis plusieurs jours grâce à des patchs de caféine qui la tiennent éveillé sans aucun effet secondaire ...  Puis vers la fin du film on apprend pourquoi l'homme au chapeau melon en veut a ce petit inventeur : sa vie a été gâchée à cause de lui car il l'a empêchè de dormir avant un jour très important pour lui. En effet il n'a pas pu dormir de la nuit avant sa finale de baseball et il s'est endormi à la fin du match (car il était rattrappeur de balle et devait donc attendre sans bouger) et il n'a pas rattrapé la balle décisive qui lui est arrivée dessus!!!

    Mais certaines personnes sont en privation chronique de sommeil; c'est a dire qu'elles dorment moins que leur besoin de sommeil puis longtemps. La dette de sommeil augmente petit a petit et n'est pas récupérée même avec des durées de sommeil augmentées le weekend. Ceci provoque une somnolence, augmentant petit a petit, s'accompagnant d'irritabilité, d'autres troubles psychologiques et d'une baisse des défenses de l'organisme favorisant l'apparition de maladies. Par exemple si vous voulez tous les soirs regarder un film à 22h mais que vous vous endormez devant ce film, peut être que vous devriez réellement dormir à partir de 22h voir un peu avant.

    Si la consommation de café peut masquer certains symptômes, il est a noter que la caféine a forte dose à des conséquences néfastes sur l'organisme et il existe un phénomène d'habituation (expliquant l'augmentation des doses) ainsi qu'un phénomène d'addition. La café a forte dose est une véritable drogue. Pour savoir si vous êtes accroc je vous pose cette question : "Vous arrive t-il de devenir très irritable lorsque votre café habituel n'a pas été pris (le matin ou à midi)?" 

    La seule solution est le sommeil : il faut garder un équilibre entre la durée de notre sommeil et notre besoin physiologique de sommeil. L'exemple d'un patient somnolent a été présenté au Masterclass de narcolepsie de Budapest en octobre 2007. Il était très somnolent et s'en plaignait mais niait la privation de sommeil. une actigraphie a été réalisée sur 15 jours montrant un sommeil très peu régulier. Il a été demandé au patient de dormir plus régulièrement et un peu plus longtemps. Après 15 jours de sommeil plus structuré (et avec 1h de plus par nuit vérifié par l'actigraphie) le patient n'était plus somnolent. Comme quoi une légère privation chronique de sommeil peut avoir de grave conséquences alors qu'il suffit de peu pour régler cela.

    Il faut savoir que la privation de sommeil est de moins en moins bien supporté avec l'age. Donc si vous pouviez étudier en semaine et sortir le vendredi et samedi soir en boite à vos 20 ans, il faut accepter le fait que ceci n'est plus possible par la suite et qu'il faut avoir un rythme de vie plus régulier.

    La privation de sommeil n'est pas conseillée. Mais dormir moins que d'habitude une fois par mois n'a aucune incidence. On peut donc diminuer notre sommeil de temps a autre, lorsque nous en avons vraiment l'utilité, mais il faut récupérer cette dette de sommeil rapidement. 

    Cette privation de sommeil ne doit surtout pas durer sous peine de ressentir les effets de la privation chronique de sommeil et de ne plus pouvoir compenser notre dette de sommeil. Pour une illustration des effets comportementaux, vous pouvez regarder une journée de Carla. A long terme les conséquences de la privation de sommeil chronique peuvent être : une prise de poids, l'hypertension artérielle, l'apparition de diabète...

    La privation totale de sommeil consiste à rester éveiller (où ne pas domir) 24h/24 pendant une période donnée. En 1959 un animateur radio (Peter Tripp) à résisté 200 heures tout en continuant à travailler normalement. Au bout de 4 jours il se mit à avoir des hallucinations surtout durant la période de fin de nuit habituelle qui était vraiment la pire. En effet la journée il ne présentait pas de defaillances (les premiers jours) mais vers 4h du matin le sommeil voulait reprendre le contrôle et alors les effets secondaires apparaissaient pour disparaitre après quelques heures. Il réussit son exploit de 200 heures de privation totale mais il paya cela d'une dépression nerveuse de 3 mois.
    Un jeune étudiant américain de 17 ans réussi en 1965 une privation totale de sommeil de 264 heures. Mais il mena son défi au calme, sans travailler et il ne connu que des picotements aux yeux, engourdissement général, troubles visuels, maux de tête.


Les effets de la privation de sommeil sont surtout ressentis à certains créneaux horaires et leurs apparitions et intensités sont croissantes durant la privation totale de sommeil; on peut citer : hallucinations, rires nerveux, délires, baisse des facultés intellectuelles, irritabilité / aggressivité

Dernière mise à jour : ( 16-06-2008 )
 
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