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Hypersomnie idiopathique, hypersomnies centrales primaires et secondaires; somnolence, fatigue et sommeil  
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22-08-2017
 
 
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Théorie de l’hyper-excitabilité sensorielle

Les patients atteints d’hypersomnie idiopathique présentent différents problèmes qui ne sont pas forcément toujours cohérents entre eux (entre patients ou entre symptômes).  La plupart des patients se plaignent d’une fatigue difficile à décrire et qui les handicape grandement. Certains facteurs créent ou aggravent cette fatigue ; certaines conditions favorisent le bien être des personnes. Mais encore une fois ces facteurs sont très différents et parfois étranges surtout du point de vue de leur association.

Par exemple, quelqu’un qui décrit être bien au soleil et dans le noir mais pas dans une lumière artificielle peut sembler difficile à comprendre. Surtout si on ajoute que certaines personnes aiment les néons et d’autres les détestent !

Mais à force de creuser cela et d’en parler avec différents patients, nous avons réussi à vraiment avancer en liant tout cela de manière cohérente. Voici donc la théorie de l’hyper-excitabilité sensorielle et ses implications. Les patients entrant dans cette théorie sont souvent fatigués et certains facteurs ou certains environnements ne leurs conviennent vraiment pas. Au final tous ses facteurs ont le point commun de provoquer une hyperexcitation sensorielle. Prenons quelques exemples illustrant ceci sur différents sens :
- se trouver dans une parfumerie hyper stimule l’adorat.
- un temps gris hyper stimule le système visuel puisque la lumière n’est pas homogène et est réfléchie, réfractée, divisée… par les nuages ce qui donne un spectre lumineux complexe et mobile tant au point de vue de sa composition que de son orientation puisque les nuages sont mobiles.
- un diner de famille agité avec de multiples conversations épuise le système auditif
- se trouver dans un environnement trop riche en excitations sensorielles serait très mal vécu : grand magasin aux heures d’affluences.

Ainsi, dès qu’un sens est trop activé ou que plusieurs sens sont stimulés en même temps et trop longtemps il se crée des problèmes. Ceci expliquerait pourquoi de simples stimuli peuvent être très fatigants (épuisants, stressants…) pour certains patients atteints d’hypersomnie idiopathique. Par exemple un son extérieur, une lumière, une odeur…

Plusieurs explications sont possibles : le filtre sensorielle serait altéré ce qui résulterait en un trop grand nombre de stimulations ce qui épuiserait le système alors qu’un individu normal filtrerait le surplus de stimulations pour lutter contre ce problème.
Une autre explication serait un défaut d’habituation ou d’adaptation face à un surplus de stimulations sensorielles. Par exemple lorsqu’on se trouve dans le noir ou au soleil notre vision est différente puisqu’elle s’habitue à l’environnement et gère en conséquence les signaux pour éviter qu’ils soient néfastes (trop de lumière) ou qu’ils soient trop faibles (manque de lumière). Ici on aurait un défaut de ce système d’habituation mais à un niveau central. "Peu de stimulations " serait vécu comme "un grand nombre de stimulations", sans adaptation centrale et provoquerait des problèmes dans les 2 cas : peu de stimulations favoriserait l’endormissement puisqu’il y aurait un manque ; à l’opposé trop de stimulations résulterait en une fatigue. Seul un milieu contrôlé, bien adapté serait favorable.

On peut imaginer que ceci participerait au problème du réveil puisqu’il faudrait un atteindre un niveau sensoriel beaucoup plus élevé que pour quelqu’un d’ordinaire. En effet classiquement la nuit le seuil de stimulation sensoriel diminuerait puisque l’environnement serait plus calme. Chez les patients hypersomniaques le seuil serait le même la nuit et le jour se qui expliquerait que leurs nuits soient particulièrement efficaces et profondes puisque les stimuli classiques réveillant les gens (orage, bruit des voisins, colocataire ou partenaire de lit qui se lève, augmentation du bruit dans la rue…) car leur système sensoriel central n’est pas réglé sur le « mode nuit »!

Attention : cette théorie implique un problème de régulation, d’habituation, de filtrage à un niveau non déterminé et impliquant les stimuli sensoriels et possiblement d’autres choses (nos pensées ?). Ainsi il est très difficile de préciser et d’expliquer tout en détail puisqu’il faut maintenant s’intéresser à préciser la localisation du problème. De même au niveau de l’habituation puisqu’il existe de nombreuses régulations de ce type, certaines très simples (LTD, LTP d’une synapse) jusqu'aux habituations des systèmes complexes de régulation.

Conséquences

Les situations trop riches en stimulations seraient dérangeantes voir fatigantes pour les patients atteints d’hypersomnie idiopathique.
Les situations trop faibles en stimulations seraient assoupissantes pour les hypersomniaques.
Le fait d’avoir une certaine stimulation pourrait avoir un grand effet sur le niveau de vigilance et le bien être d’un patient. Par exemple regarder un film adapté (musique, images, action…) pourrait vraiment rendre la personne en bonne forme. D’un autre coté un court passage dans des conditions néfastes pourrait changer immédiatement l’état de la personne : attente, métro, bruit, lumière…

Un hypersomniaque doit faire attention à son environnement et doit apporter une grande attention à tout ce qui l’entoure : lumière (qualité, orientation), bruit, musique, température… un juste équilibre serait parfait !
Encore une fois la variété et la modération serait la clé de la réussite.
Très grande importance de tout ce qui touche un sens : porter ou sentir un parfum pourrait avoir de grandes conséquences : positives ou négatives selon la situation.

 

Pour comprendre un peu plus cela il faudrait faire attention à tout cela et regarder si cela provoque quelque chose :
Un rayon de soleil
Une odeur
Une musique agréable
Manger, boire quelque chose ayant un gout prononcé
Les vêtements que l’on porte (stimulation tactile)
Les objets que l’on touche ; le fait de caresser ou de se faire caresser
Une image
Un élément qui bouge (draps, rideaux, arbres, oiseaux…)
...

Dernière mise à jour : ( 15-06-2009 )
 
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