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Hypersomnie idiopathique, hypersomnies centrales primaires et secondaires; somnolence, fatigue et sommeil  
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24-07-2017
 
 
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Phénoménologie des états de vigilance

            L’éveil est un état complexe permettant les activités cognitives et comportementales indispensables à la survie de l’individu. Chez l’homme cet état représente environ les deux tiers de son temps. Au niveau comportemental, on peut distinguer différents types d’éveil : actif (activité locomotrice), cognitif (activité mentale) ou calme. Au niveau électrophysiologique, l’électroencéphalogramme (EEG) est désynchronisé et présente des fréquences rapides de basses amplitudes. Toutefois le spectre des puissances spectrales de l’EEG présente des variations en fonction du type d’éveil. L’électromyogramme (EMG) présente une activité tonique dont l’amplitude est très importante au cours de la locomotion et diminue pendant l’éveil calme. Les mouvements oculaires enregistrés par l’électrooculographe (EOG), ainsi que les fréquences cardiaques et respiratoires sont irrégulières et rapides.

            Le sommeil lent (SL) comprend, chez l’homme, quatre stades correspondant à des sommeils de profondeur croissante de 1 à 4. L’endormissement se fait en stade 1. Ce stade ne persiste que quelques minutes pendant lesquelles l’EEG se ralentit, le tonus musculaire et la température corporelle diminuent, les mouvements oculaires et les fréquences cardiaque et respiratoire se ralentissent. L’individu est encore très réactif aux stimuli extérieurs. Le stade 1 peut réapparaitre au cours de la nuit comme stade de transition. L’augmentation des épisodes et du pourcentage de ce stade est le signe d’un sommeil perturbé. Le stade 2 est un sommeil léger, caractérisé par la présence sur l’EEG de fuseaux et de complexes K ainsi qu’une apparition graduelle de l’activité à ondes lentes (0.5-4Hz) et à haut voltage. On regroupe généralement les stades 1 et 2 sous le terme «sommeil lent léger».

Les stades 3 et 4 que l’on appelle « sommeil lent profond » correspondent à l’augmentation de l’activité à ondes lentes. Pendant ce stade le réveil est plus difficile  et nécessite des stimuli très importants ; le réveil est associé avec une confusion.

            Le sommeil paradoxal (SP) a été nommé ainsi par le Pr Michel Jouvet car ce stade associe un EEG rapide, désynchronisé, similaire de celui de l’éveil, à une Ce stade de sommeil est profond, le réveil nécessite des stimuli importants et s’accompagne de souvenir de rêves ; c’est pourquoi on l’associe avec l’activité onirique. Ce stade est caractérisé par des phénomènes toniques : (1) un EEG rapide, de bas voltage, riche en ondes thêta, (2) une atonie musculaire complète et (3) une augmentation de la température cérébrale ; et des phénomènes phasiques apparaissant de manière transitoire et discontinue : (1) des secousses musculaires des extrémités et de la face, (2) des mouvements oculaires rapides, (3) des érections péniennes.  .

 
    La nuit se décompose en plusieurs cycles de sommeil (entre 3 et 6) ou se suivent les stades 1, 2, 3, 4 et sommeil paradoxal. Au début de la nuit les stades lents profonds sont plus importants mais vont disparaitre à la fin de la nuit. A l'opposé le sommeil paradoxal est très réduit en début de nuit mais va augmenter en proportion jusqu'au petit matin. Un cycle de sommeil dure en moyenne 90 minutes soit 1h30. En proportion le sommeil lent léger représente 60% du temps de sommeil total, le sommeil lent profond est présent durant 20% de la nuit tout comme le stade du sommeil paradoxal. Attention lorsque l'on parle de pourcentage de certains stades car on peut parler du pourcentage par rapport au temps de sommeil total, ou par rapport au temps s'écoulant entre l'endormissement et le réveil (donc comprenant des éveils nocturnes). Cela explique que les chiffres utilisés puissent différer selon les articles.

 

Exemple d'un hypnogramme représentant le passage dans les différents stades au cours de la nuit.

 Image Active

Légende :

A = awake : éveil
R = REM : sommeil paradoxal (le trait épais)
2 : sommeil léger (le trait rosé)
3 et 4 : sommeil profond
Les traits verticaux correspondent à des micro éveils.
 
    On arrive à voir que la personne s'endort immédiatement en sommeil léger, puis atteint le sommeil profond. Ensuite le sommeil va redevenir léger,  puis profond pour arriver à un épisode de sommeil paradoxal vers 1h du matin. Ensuite le sommeil devient plus profond jusqu'à un nouvel épisode de sommeil paradoxal vers 2h25. On a donc ici un cycle complet de 85 minutes environ.

 

Dernière mise à jour : ( 07-01-2010 )
 
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