www.mamboteam.com
Hypersomnie idiopathique, hypersomnies centrales primaires et secondaires; somnolence, fatigue et sommeil  
Accueil arrow Thèse de Neurosciences arrow Thèse : Les hypersomnies arrow Dosage du CRP
28-05-2017
 
 
Menu principal
Accueil
Le sommeil
Hypersomnie idiopathique
Hypersomnies secondaires
Narcolepsie avec cataplexie
Thèse de Neurosciences
Liens
Plan de Hypersomnies.fr


Image Exemple



Stanford : dosage du CRP Convertir en PDF 


    La première partie de mon travail a été réalisée à l'université de Stanford en Californie (USA) dans le laboratoire du Dr Emmanuel Mignot : Stanford Center for Narcolepsy en Février et Mars 2006.

    Tout d'abord cette expérience fut enrichissante sur le plan personnelle. J'ai du organisé mon séjour dans un lieu totalement inconnu : achat des billets d'avion, location d'une chambre... Ma première surprise a été de voir que le prix des loyers dépassait ceux de Paris même pour des maisons se situant à 15 kms de l'université de Stanford!!! Et à ce prix je trouve que la qualité des logements n'est vraiment pas terrible. Si on voit dans les films américains de superbes maisons, je pense que dans la réalité la classe moyenne américaine se trouve dans un confort inférieur au nôtre. 

    La vie à l'americaine! Je dois dire que j'ai commis une grande erreur lors de mon séjour : je n'ai pas loué de voiture! Ceci m'a valu des problèmes plusieurs fois : pour sortir, faire des courses... Car là-bas la voiture n'est pas vraiment un luxe, d'autant plus que les transports en commun sont loin d'être dignes des services de la RATP! Le pire est l'impossibilité d'acheter des tickets à l'avance, donc l'obligation de payer à chaque fois dans le bus les $ 1,25!!! Cela m'a valu un tour à la banque où j'ai acheté un rouleau de pièces de 25 cents pour le bus!!! Coté prix : les restaurants sont moins chers qu'en France et nettement moins qu'à Paris. Mais pour faire la cuisine chez soi c'est compliqué ; les magasins sont plus fournis en nourriture toute faite qu'en ingrédients primaires! Un magasin japonnais est devenu mon fournisseur officiel en viande, poisson, légumes... Et si j'etais proche de San Francisco, le temps n'était malheureusement pas au rendez-vous : le premier mois température moyenne 15-20° mais le deuxième mois environ 10° et pluie un jour sur deux!!!

    Mon arrivée à Stanford. Comme tout bon étudiant en stage j'ai eu droit aux tâches barbares et répétitives nécessaires : entrée de résultats de questionnaires dans une base de donnée, préparation et expédition de cartons fedex  pour prélèvement sanguin des patients atteints de la maladie de Kleine Levin. Entrer des informations dans une base de données, via une page internet était ennuyeux et sans intêret et cela m'a valu plusieurs crises d'angoisse suite aux réponses de celui qui gérait la base de données : "les données ont été écrasées par les suivantes car vous n'avez pas fermé l'explorateur à chaque fois (1/2 journée de travail perdue!). Quoiqu'il en soit, cela m'a permis de comprendre la maladie de Kleine Levin et c'est à ce moment là que je me suis initié aux bases de données grâce aux conseils de jamie Zeitzer.

    Le travail à Stanford. Je mentionnerais tout d'abord le plaisir que j'ai parfois pu prendre à travailler dans ce laboratoire situé à la périphérie boisée de l'université, dans un cadre très naturelle. Je voyais régulièrement de petits écureuils s'amuser,  juste devant les portes fenêtres du laboratoire. C'était quand même mieux que mon actuel lieu de travail où se font d'important travaux juste à ma fenêtre (ainsi que tout autour de notre bâtiment!). Durant les premières semaines, j'ai beaucoup lu sur la narcolepsie et les aspects circadiens et je suis allé à de nombreux séminaires ainsi qu'à nos meetings, à l'heure du déjeuner, où les gens mangaient en écoutant l'exposé (cela surprend au début!). 

    Le deuxième mois, j'ai mis en place l'expérience suivante : doser une protéine inflammatoire (la protéine C-réactive = CRP) dans le sang et le liquide cephalo rachidien de patients et de contrôles. Ces derniers se trouvaient dans des tubes enfermés dans des boites rangées dans des tiroirs alignés dans des plateaux de plusieurs congélateurs à -80°c. La première étape a été de créer la liste des échantillons à doser. Ceci a été difficile du fait de la désorganisation des élements à utiliser : plusieurs fichiers excels contenant différentes données parfois contradictoires.  Et le fait de n'apprendre l'existence de la fonction Vlookup (rechercheV) qu'au bout de plusieurs jours m'a fait perdre beaucoup d'énergie!!! De plus il fallait faire une liste de 500 patients et témoins, j'ai donc du en retirer, puis on m'a dit d'en remettre... Il y aurait eu de quoi s'énerver! Finalement la liste étant prête, je me suis mis à la récolte de mes tubes dans les congélateurs à -80°c, en utilisant de la glace sèche pour éviter leur réchauffement. Cette étape m'a valu de me bruler le bout de mes 10 doigts car les tubes sont trop petits pour pouvoir être manipulés avec de gros gants. Mes pauvres mains!!!

    Si vous comptez faire une banque de sérum ou autre, essayez de mettre à jour la base de données pour savoir si les patients possèdent encore du sérum! Car chercher un tube qui a été jeté, car vidé, prend beaucoup de temps!!! Et trouver des tubes vides ne sert pas à grand chose! Finalement l'organisation des échantillons s'est faite et le dosage en lui même s'est réalisé en une journée. Merci à Ling Lin de son aide, mais cela a été quand même assez frustrant qu'elle prenne le contrôle de l'expérience et que je me contente juste d'aider. Mais le dosage s'est bien passé. Nous avons ensuite redoser quelques échantillons qui avaient leurs deux valeurs trop différentes pour être utilisées. 

    Analyse ou pas analyse!!! Le docteur Mignot s'étant absenté plusieurs jours après la fin de l'expérience, l'analyse n'a pas débutée. A son retour j'ai du travailler comme un fou pour réaliser un tableau avec les valeurs et les caractéristiques des patients (à l'aide des fichiers excels!) avant mon départ : J-2. Ensuite il m'a demandé de faire l'analyse statistique alors que je ne connaissais rien aux statistiques! Bref on peut dire que la fin de l'expérience à sensiblement été limité en partie à cause de la découverte d'une différence significative du taux de CRP entre les témoins et les proches non malades!

    Résultats :  J'ai analysé les résultats des dosages des témoins versus hypersomniaques. Après ajustement aucune différence n'a été mise en évidence entre les deux groupes. Cependant comme je n'ai pas eu les données cliniques ni les résultats polysomnographiques des patients, je n'ai pas pu entrer dans le détail des taux de CRP au sein de la population d'hypersomniaque.

 

    Ce que je retiens de mon stage :

  • Toujours demander au départ TOUS les détails de ce que l'on doit faire afin d'éviter de recommencer suite à une nouvelle information inportante que l'on nous donne ensuite.

  • Il faut demander de l'aide à plusieurs personnes pour avoir les meilleurs réponses possibles.

  • Il faut vraiment être organiser pour réussir .

  • En arrivant dans un nouveau lieu (ici le labo) il faut demander pour faire une visite afin de connaitre tout ce qu'il y a; les personnes travaillant ici. De plus il faut demander la spécialité de toutes les personnes afin de savoir a qui poser chaque question.

  • Voyager à l'étrange, seul et plusieurs semaines, nous permet de nous ouvrir les yeux et l'esprit; tout en nous permettant d'apprendre de nouvelles choses qui nous seront toujours utiles par la suite.

  • Aux USA il faut louer une voiture.

  • En france on est bien : Logement, nourriture, transport...
Dernière mise à jour : ( 29-01-2011 )
 
< Précédent   Suivant >
 
Top! Top!